Le green IT devient une condition sine qua non à l’épanouissement d’une entreprise.

Le green IT devient une condition sine qua non à l’épanouissement d’une entreprise.



Le green IT est devenu une priorité pour toutes les entreprises, qu’il s’agisse d’une PME ou d’un grand groupe. Il faut dire que les chiffres parlent d’eux-mêmes : en effet, le volume des données consommées dans le monde a été multiplié par dix en seulement 2 ans ! Les entreprises qui ne savent plus quoi faire pour gérer ces données consommeront d’ici 2023 l’équivalent de toute la consommation électrique des États-Unis ! Il faut donc se tourner vers une meilleure gestion de ses ressources, et le green IT est le moyen d’y parvenir.

1. Le green IT


Le premier argument en faveur du green IT est économique : en adoptant un système d’exploitation compatible avec les logiciels libres, vous pouvez réaliser jusqu’à 50 % d’économies d’énergie par rapport à un système d’exploitation classique !

Le green IT est aussi une aide précieuse pour les entreprises qui recherchent de nouveaux débouchés : en investissant dans un système compatible avec les logiciels libres, elles favorisent la création de nouvelles entreprises, car l’utilisation des logiciels libres donne accès à une large communauté d’utilisateurs. Enfin, le green IT permet aux entreprises d’accélérer leur croissance : en réduisant les coûts, en réduisant la dépendance à la technologie et en augmentant la collaboration, il libère des ressources financières et humaines pour d’autres projets.

Avec le green IT, les entreprises peuvent attaquer un marché de plus de 500 milliards de dollars ! Leurs concurrents sont déjà en train de le faire : HP, IBM et Cisco sont aujourd’hui alliés à des sociétés telles que Red Hat, OpenOffice.org et MySQL. Les entreprises qui ne sauront pas profiter de cette économie d’énergie et de matière première vont devoir vendre à perte, en abandonnant leur rôle de premier plan sur le marché.

2. L’importance du green IT


Le green IT n’est pas un mythe : il est déjà partout, même si vous ne le voyez pas. Il est dans la génération d’énergie éolienne en remplaçant les centrales thermiques polluantes, il est dans les centres informatiques qui ne consomment pas plus que ce qu’il faut pour fonctionner, il est dans les bâtiments écologiques et les infrastructures qui réduisent leurs consommations d’énergie.

Et pourtant, il n’y a toujours pas de prise de conscience du rôle du green IT au sein des entreprises. Les directeurs informatiques continuent à considérer l’informatique comme une fonction indépendante, sans se rendre compte que leur activité est intimement liée à celle de la direction des ressources humaines, de la direction des finances et de la direction générale.

3. Les entreprises mettent en place le green IT


Dans les grandes entreprises, le green IT est une véritable fonction à part entière qui appartient à la direction informatique. Dans les PME, par contre, c’est une compétence partagée. Les décideurs ne sont pas forcément formés à la problématique énergétique et environnementale. Il est donc de plus en plus important de former les directeurs informatiques à cette problématique afin qu’ils puissent présenter aux décideurs un plan d’action adapté et réaliste.

Un autre point important est la nécessité de former les utilisateurs. Ils sont souvent responsables d’une mauvaise utilisation des systèmes informatiques. Les utilisateurs sont des consommateurs et il faut leur enseigner à respecter leurs consommations d’énergie. Il est donc important de faire prendre conscience aux utilisateurs que leur travail en est affecté. L’informatique doit être un outil au service de l’entreprise.

Pour ceux qui sont intéressés, pensez-vous qu’il faille être technicien ou informaticien pour prendre en main les problématiques énergétiques et environnementales de votre entreprise ?

Pour ceux qui ne le sont pas, il vaut mieux qu’ils soient accompagnés par des personnes « techniques ». Quel que soit le niveau, il est essentiel d’avoir quelques notions techniques pour appréhender et donner des chiffres précis.

Dans les grandes entreprises, la démarche « green IT » relève de la compétence d’une direction informatique. Dans les petites et moyennes entreprises, cette démarche relève de la compétence de la direction. Il faut donc que l’informatique soit considérée comme une véritable ressource stratégique.

Quelle est la place de l’informatique dans les entreprises ?


Aujourd’hui, la plupart des entreprises ne peuvent pas fonctionner sans informatique. Et pourtant, il y a souvent beaucoup d’informaticiens sur des postes de gestion qui pour raient être occupés par des gens de la finance, de la logistique ou des ressources humaines…

C’est un poste stratégique qui permet d’organiser toutes les informations. Il faut donc qu’il y ait une démarche « green IT » et que l’informatique soit considérée comme une véritable ressource stratégique.

4. Les avantages du green IT


La population mondiale est en train de devenir de plus en plus exigeants sur le sujet du développement durable et se rend compte que chaque acte, chaque énergie dépensée, a un coût environnemental et qu’il faut donc pouvoir proposer des produits qui soient à la fois efficaces et respectueux de l’environnement.

Dans le domaine de l’informatique, le green IT peut être analysé sous plusieurs angles :

Le green IT c’est d’abord une question de respect de l’environnement. Les informaticiens doivent réduire leur consommation d’énergie, de papier et de produits chimiques.

Le green IT c’est aussi une question d’éthique. Il s’agit d’encourager les entreprises à prendre en compte la qualité des produits qu’elles mettent sur le marché et à utiliser des produits respectant l’environnement.

Ce problème est d’autant plus important que le nombre de personnes ayant accès à l’informatique est en train de se multiplier. L’informatique n’est plus réservée aux grandes entreprises et aux grandes organisations : il s’agit d’un outil qui doit être accessible à tout le monde, à l’école, au bureau, à la maison…

Les défis du green IT


Le green IT ne se résume pas au simple recyclage des produits informatiques. Il faut aussi pouvoir améliorer la qualité des produits, leur durée de vie, la fiabilité des pièces électroniques, leur robustesse…

De plus, le green IT s’accompagne de nombreux défis, notamment :

Le coût . Les produits informatiques sont moins chers qu’avant mais leur durée de vie est moins longue. Il faudra mettre en place des politiques d’achat et de management tenant compte de cette tendance.

La maturité de l’offre . Les produits informatiques respectant les standards du green IT sont encore rares et les offres n’intègrent pas toujours la durabilité et le recyclage. Ceux qui veulent se lancer dans le green IT doivent donc faire preuve de créativité et de sensibilité à ces problématiques.

Le recyclage . La chaîne du recyclage doit être intégrée au système global de management, c’est-à-dire qu’il faut gérer toute la durée de vie des produits en question.

L’essor des mobiles et des ordinateurs portables a créé une nouvelle source d’inquiétudes. En effet, les consommateurs aiment pouvoir changer fréquemment de matériel et les entreprises sont mal préparées à cette demande.

Pour mieux concevoir et fabriquer des produits durables, il est nécessaire que les acteurs de la chaîne d’approvisionnement, c’est-à-dire les fournisseurs et les utilisateurs, soient sensibilisés à ces questions de développement durable.

C’est pourquoi certains acteurs ont décidé de signer une charte, dite « Green IT » ou « Eco-IT ». Cette charte est un moyen de s’engager à respecter les critères d’écologie et de durabilité matérielle des produits informatiques et des accessoires techniques.

5. Les inconvénients du green IT


Quels sont les freins à la prise en compte de la dimension environnementale ?

Il est difficile d’évaluer, dans une entreprise, toutes les consommations d’énergie et de matières premières. Cela suppose une connaissance précise des processus industriels et de la chaîne de fabrication.

Pour des raisons de coûts, certaines entreprises peuvent avoir tendance à sous-estimer ces consommations afin de présenter des chiffres moins élevés qu’ils ne le sont en réalité.

Le coût élevé d’achat des matériels écologiques est un frein à l’adoption des produits écologiques en entreprise. L’application de la Charte Eco-IT permet d’obtenir des réductions de prix significatives et donc de favoriser la prise en compte de la dimension environnementale de l’entreprise. Les fournisseurs et les utilisateurs signataires se sont engagés à proposer un catalogue d’équipements électroniques mis en œuvre par les entreprises respectant les principes développement durable.

La charte Green IT a également permis de développer des produits plus performants énergétiquement parlant.

En savoir + sur la charte Eco-IT

Les entreprises ont besoin de formation et de support pour mener à bien leurs projets Green IT. Quelles sont les actions menées par les pouvoirs publics en la matière ?

Les pouvoirs publics, comme l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), sont présents dans toutes les étapes du parcours de l’entreprise souhaitant développer une politique écologique, à savoir :

  • La collecte de données et leur analyse ;
  • L’amélioration de la performance énergétique des bâtiments ;
  • La réduction du gaspillage d’énergie ;
  • La transition énergétique ;


La mise en œuvre d’une politique environnementale et sociale.


L’Ademe propose ainsi des formations adaptées aux besoins des entreprises : cycle de formation sur le développement durable du bâtiment ; cycle de formation sur la maîtrise de l’énergie ; cycle de formation sur la mise en œuvre d’une politique environnementale et sociale.

L’Ademe et le Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi proposent également des outils d’accompagnement : guide « Eco-organisation », guide « Développement durable du bâtiment », guide « Maîtrise de l’énergie », guide « Recyclage et revalorisationdes déchets ».

L’Ademe est aussi présente sur le terrain via son réseau d’agences locales, qui peuvent assister les entreprises et les collectivités dans la mise en œuvre de leurs projets en matière de développement durable ou de maîtrise de l’énergie.

Les entreprises peuvent enfin bénéficier d’aides financières (contrats d’objectifs, certificats d’économie d’énergie, crédits d’impôt, etc.) pour mener leurs projets en matière de développement durable.

L’Ademe est financée par un prélèvement sur les redevances d’utilisation des réseaux publics de distribution d’énergie servant à produire de l’électricité, du gaz ou du fioul domestique. Elle est également financée par un impôt sur les bénéfices des entreprises et par un emprunt obligataire.

A ce titre elle a pour missions :

  • de mettre en œuvre et de développer les politiques publiques de l’Etat en matière de prévention de l’évasion fiscale,
  • d’informer les entreprises sur les problématiques économiques, sociales et environnementales liées à leur activité,
  • de développer des travaux techniques et scientifiques dans le domaine des risques naturels et technologiques, des ressources naturelles, de l’environnement et de l’énergie.



L’Ademe est placée au sein du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.

6. Les avantages pour les entreprises qui ont adopté le green IT


Elles bénéficient d’une aide de l’Ademe pour réduire leurs coûts d’exploitation et leur impact environnemental.

Cette aide s’appuie sur la mise en place d’un compte dédié à l’Ademe, dans lequel les entreprises déposent des fonds destinés à financer des projets de développement durable.

Le montant de ces fonds est de 0,20 € par Go de données numériques (serveurs, téléphone mobile, scanner…), 0,40 € par Go de données numériques émises (consommation d’électricité, d’eau, d’énergie…), et 0,10 € par Go de données numériques reçues (consommation d’énergie, d’eau, déchets ou encore pollution atmosphérique).

Le 2 décembre, le Conseil d’administration de l’ADEME a adopté le budget 2022 qui est porté à plus de 2 milliards d’euros en tenant compte du plan « France Relance » (610 millions d’euros) et du programme d’Investissements d’avenir (562 millions d’euros).

 

Le fonds chaleur renouvelable augmente à 370 millions d’euros pour atteindre les objectifs ambitieux de la programmation pluriannuelle de l’énergie qui prévoit de multiplier par 5 la quantité de chaleur et de froid renouvelables et de récupération livrée par les réseaux d’ici 2030. Ainsi, 3 TWh d’énergie renouvelable supplémentaire sera produite annuellement.


Le fonds économie circulaire atteint 400 millions d’euros avec l’abondement du plan « France Relance » pour accompagner la loi relative à la lutte contre les gaspillages et à l’économie circulaire (AGEC). Ce sont presque 2 millions de tonnes de déchets évités, recyclés ou valorisés grâce à ces fonds.


Le fonds décarbonation de l’industrie du plan de relance géré par l’ADEME est porté à 271 millions d’euros l’an prochain pour financer l’efficacité énergétique et la décarbonation des procédés. Il apporte par ailleurs des aides complémentaires à l’investissment et au fonctionnement pour les centrales biomasses dans l’industrie. Depuis sa mise en œuvre en 2020, 141 projets ont déjà été soutenus par ce dispositif. La concrétisation de ces projets, grâce au plan de relance, permettra une réduction globale d’environ 2,8 millions de tonnes de CO2eq par an des émissions de l’industrie française.


Le programme hydrogène s’établit à 100 millions d’euros pour soutenir des écosystèmes territoriaux hydrogène pour les usages les plus proches de la maturité économique. En complément, le programme d’Investissements d’avenir « Briques technologiques et démonstrateurs hydrogène » est doté de 350 millions d’euros.


Le programme recherche progresse à 34 millions d’euros pour soutenir davantage de projets de recherche, participer à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de recherche et mobiliser le programme « Horizon Europe ».


Pour soutenir l’innovation, le 4e volet du programme d’Investissements d’avenir monte fortement en charge avec une enveloppe prévisionnelle de 562 millions d’euros en 2022.
Une vingtaine de projets d’ampleur ont également été validés par le Conseil d’administration pour près de 150 millions d’euros d’aides sur l’ensemble du territoire.


Source du texte : www.ademe.fr


Conclusion



Alors, jusqu’à quand allons-nous continuer à polluer ? Comment allons-nous faire pour consommer les énergies fossiles que nous avons en quantité illimitée ? Ces réponses dépendent de la volonté des gouvernements et des citoyens. Mais leur implémentation dépend de la conjugaison des efforts des gouvernements, des citoyens et des entreprises.

L’ADEME est là pour faire en sorte que les énergies propres soient accessibles au plus grand nombre. L’ADEME est là pour faire en sorte que les énergies propres soient rentables. L’ADEME est là pour faire en sorte que les énergies propres soient compétitives.


En conclusion, l’ADEME joue un rôle important dans la mise en œuvre des politiques publiques en matière d’énergies propres. Elle fait de la recherche, de l’innovation et de l’information. Les résultats sont là pour le prouver.

Ses résultats sont reconnus par tous les acteurs publics ou privés. Elle est reconnue par ses partenaires comme une vraie référence mondiale sur la définition et la conduite des politiques publiques en matière d’énergies propres. Cette référence est reconnue aussi par la communauté scientifique, les citoyens et les entreprises.

Vous le savez, 80 % des investissements dans les énergies propres sont effectués par les entreprises privées, que ce soit en France ou à l’international.







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